1985, les randonnées neige et soleil

Du 16 février au 23 février : La Babaude, vacances d’hiver 1985

Tous les ingrédients pour des vacances magnifiques y étaient : l’accueil super sympathique de la famille Portoleau, les nouveaux aménagements du gîte, le bons petits plats, l’indispensable neige et soleil.

Au programme :      Stage de ski de fond pour les uns, randonnées pour les non-skieurs.

Le ski :       Le premier jour, c’est le seul jour de neige ! Ça colle aux skis, mais ça amortit les chutes. Le deuxième jour, le soleil est présent, mais il gèle ferme avec une méchante petite bise. Le troisième jour, c’est celui du coup de pompe. Le moral des Sauvages est un peu entamé après la longueur des kilomètres, décidément bien élastiques dans ce pays. On s’est laissé alléchés par la perspective d’une balade safari-photo. Il y a bien sûr les increvables qui vont de l’avant comme si de rien n’était pendant que les autres tirent sur leurs dernières forces. Le lendemain, notre moniteur réconciliait tout le monde avec la neige.

Les balades :       Elles nous menaient de France en Suisse, car les pistes traversent les frontières. Il est donc recommandé de se munir de ses papiers d’identité. Un matin, un douanier suisse nous arrête au coin d’un bois. Une seule carte d’identité pour une douzaine de skieurs, ce qui ne semblait pas au goût du douanier ! Enfin, notre guide négocia notre passage. C’est « bon pour une fois ».

Côté repas et soirées, ce ne fut pas triste. Pour l’occasion, des familles françaises se joignaient à nous et la famille Portoleau nous offrait apéritif et chocolat.

Parmi les petits évènements imprévus, on compte la soirée du mardi-gras. Deux fantômes emmaillotés de la tête au pied. (On a compris où passait les réserves de papier de toilette !).
Le dernier soir, nous avons passé commande de gentiane, de Comté, de Morbier, de Mont d’Or. Ensuite, fondue comtoise où on ne comptait plus les croûtons de pain égarés dans le fond du caquelon. Le tout dans une joyeuse ambiance.

Et comme toujours, des vacances réussies finissent trop vite.

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Du 6 juillet au 18 juillet : En val d’Aoste sur la Via Alta n°2

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Samedi 6 juillet :       Direction de Val d’Aoste en voiture, étape à Thann.

Dimanche 7 juillet :      Il fait ensoleiller et les dias seront belles. L’église est superbe avec ses fines sculptures. Direction Mulhouse, Martigny, le col du Grand Saint-Bernard et arrivée à La Palud où l’hôtel nous réserve confort et fine cuisine.

Lundi 8 juillet :       En voiture, nous rejoignons Courmayeur. De là, bus pour Bord, et un minibus pour Champorcher. Achat de pique-niques pour deux jours. Nous grippons par un chemin assez raide et passons au milieu de très jolis paysages boisés qui se font de plus en plus rares. On arrive aux pâturages où paissent de paisibles vaches. Au lac de Mizerin, le refuge est un bloc de béton où sont serrés des lits et encore des lits, sans matelas ni couvertures. Pour le repas, nous préparons un potage aux champignons suivis d’un spaghetti fromage. La nuit fut froide et peu d’entre nous ont pu dormir.

 

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Mardi 9 juillet :         Après le petit-déjeuner, nous grimpons jusqu’au « Fenêtres de Champorcher » à 2800m. Nous nous engageons dans une agréable descente par des prairies fleuries de boutons d’or, de myosotis, de rhododendrons, d’anémones… Nous arrivons dans un décor magnifique de sapins : sommets enneigés, torrents magnifiques, ciel bleu et soleil. Nous avons la joie de trouver l’hôtel agréable. Avec les hôtes, on se débrouille pour parler italien. Le souper est excellent, et le vin rouge est offert par Randonnée Sauvage.
 

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Mercredi 10 juillet :      Départ à 8h, les pique-niques ayant été préparés par les hôteliers. Il fait beau. Nous marchons jusqu’à Cogne. D’abord par une route puis par un chemin empierré. Puis, le chemin devient de plus en plus raide. À chacun son rythme. Nous rencontrons marmottes, bouquetins et chamois. Au refuge Vittorio sella, il y a beaucoup de monde. Nous nous retrouvons au bar-restaurant pour l’apéritif avant de passer à table.

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Jeudi 11 juillet :       Pénible montée pour atteindre le col du Lauzon à 3297m. Mais la victoire remportée sur nous-même nous laisse un souvenir inoubliable.

Vendredi 12 juillet :      Nous partons à la conquête de l’Entrelor. Mais nous arrivons à un autre col ! Après quelques râles et une consultation de la carte, nous reprenons la bonne direction. La descente nous parait sans fin. Et quand nous arrivons dans un village, c’est pour réaliser qu’encore une fois nous nous sommes trompés. Avec ces kilomètres supplémentaires, quelques Sauvages optent pour le stop. Le soir, au souper, nous rions bien en nous remémorant toutes nos péripéties de la journée.

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Samedi 13 juillet :       Montée en camion-navette vers le col Fenestra. Nous allons rencontrer la seule vipère de notre randonnée. Heureusement, elle a plus peur que nous et disparait rapidement sous les cailloux. Nous entamons l’ascension du col par le mauvais versant. Ce qui nous vaut rires et solidarité par ce passage plus difficile. Le spectacle est grandiose : monts enneigés, vallées verdoyantes, faunes et flore si riche en couleur. C’est bien tardivement que nous arrivons à Gerbelle. Mais minestrone et pâtes nous paraissent plus délicieux encore.

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Dimanche 14 juillet :       De Gerbelle nous allons au refuge de Scarvarda à 2992m en passant par La Bethaz. En suivant le bon sentier, il nous faudra quand même 7h de marche. Le refuge niché dans la montagne nous parait persqu’instable. Après un brin de toilette, nous vérifions nos piolets et crampons et bavardons avec nos guides qui doivent nous emmener le lendemain dans la traversée du glacier du Rutor.

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Lundi 15 juillet :       On soupçonne Monique, Marie-Claire et Jo d’avoir prié toute la nuit pour que le programme soit sérieusement compromis. Toujours est-il qu’un orage éclate durant la nuit. Le matin, nos guides jugent l’aventure trop risquée : nous rangeons piolets, crampons et cordes. La patronne de l’hôtel nous conduit à Arvier où nous prenons un premier bus pour Pré-Saint-Didier, puis un second bus pour La Thuile.

Mardi 16 juillet :      L’hôtel du Belvédère se montre confortable et nous pouvons de là nous offrir une journée relax sans sac. Nous montons vers la Bella Comba en passant auprès de trois cascades. Le soir, Anne nous offre le verre amical pour son anniversaire.

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Mercredi 17 juillet :         Bien reposés, nous reprenons la route des cimes vers le col de Chavannes à 2600 m. Le chemin est long mais facile. Avant d’arriver au refuge Elisabetta, nous traversons un torrent pied nus. Il est à peine 16h quand nous y arrivons, ce qui nous laisse du temps pour nous reposer, bavarder et prendre le verre de vin habituel. Du refuge, nous pouvons admirer le glacier de la Lex et le massif du Mont Blanc.

Jeudi 18 juillet :      Il ne nous reste plus qu’à descendre sur Courmayeur où nous nous offrons un dîner valdotain suivi d’un après-midi libre. Nous nous retrouvons à La Palud pour notre dernier repas italien.

 

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Quelques perles

Marie-Claire : (Sous l’orage au refuge Scavarda) : J’espère que l’anorak tient bon.
Olivier : (Butant sur des billes de bois à plus de 2.000m) : On aura bientôt une ligne de chemin de fer !
Marie-Claire : (Écoutant Monique racontant son rêve terrible sur la traversée du Rutor) : Et moi, est-ce que j’y vais ?
Monique : (Dans les rochers périlleux du col de la Fenestra) : François, je tombe ! Et François imperturbable : Mais tombe, moi je suis loin !
Mathieu : (En haut du col Fenestra, après avoir enlevé ses chaussures et qu’Éric lui ait fait remarquer qu’elles risquaient de tomber) : On va quand même passer par là !
Irène (Après avoir perdu sa gourde pleine de thé chaud) : Maintenant, j’aimerais bien mon thé. Et Éric s’étonnant : monter, mais on ne fait que ça !
Mathieu : (Devant un pont que l’eau menace) : Celui-là n’en peut plus, il est débordé.
Jo : Fait-on une sieste cet après-midi ? Et Mathieu attendant le bus : Mais oui, on monte dans le bus et on demande qu’on nous réveille à La Palud (trajet 3 minutes !)
Michel : Je n’aime pas ce beurre mou qu’on étale en passant et ramasse en repassant avec le couteau !
Simone à Olivier : Puis-je me mettre à tes pieds ?

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